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COMMUNIQUE PRESSE - Séminaire d'accueil des équipes municipales 2026 du SPCPF

COMMUNIQUE PRESSE - Séminaire d'accueil des équipes municipales 2026 du SPCPF

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Séminaire d’accueil des équipes municipales 2026 : les communes posent les priorités de la nouvelle mandature

Paea, le 30 septembre 2026 – Après trois jours d’échanges à Paea, le Séminaire d’accueil des équipes municipales 2026, organisé par le Syndicat pour la promotion des communes de Polynésie française (SPCPF), s’achève avec des priorités clairement exprimées par les élus et plusieurs chantiers à poursuivre avec l’État et le Pays.

Fiscalité, finances communales, article 43-2, déchets, mais aussi besoins d’accompagnement des communes : ce premier grand rendez-vous de la mandature a permis aux tāvana et à leurs équipes de partager leurs réalités et de poser les bases du travail des six prochaines années.

Proximité, dialogue et solutions concrètes : les messages de l’ouverture

Dès l’ouverture, Tepuaraurii Teriitahi, maire de Paea, a rappelé que, quelles que soient les compétences institutionnelles, la commune reste le premier interlocuteur vers lequel se tournent les habitants. Face à la diversité des territoires et aux moyens contraints, elle a appelé à clarifier les responsabilités, disposer de ressources adaptées et préserver la solidarité entre les communes. 

Le président du SPCPF, Simplicio Lissant, a fixé le cap de cette nouvelle mandature : un Syndicat plus proche des communes, plus présent sur le terrain et capable de porter une parole communale forte, unie et constructive. Il a également défendu une gouvernance collégiale et un dialogue régulier avec les partenaires institutionnels, afin d’associer les communes en amont aux réflexions qui les concernent. 

Le Haut-commissaire de la République, Alexandre Rochatte, a lui aussi insisté sur la place particulière des communes comme échelon de proximité et sur la diversité de leurs réalités. Il a réaffirmé l’accompagnement de l’État, notamment en matière de financement, d’ingénierie et de sécurisation juridique des projets, dans une relation fondée sur « le respect, le dialogue et la confiance ». 

Fiscalité communale : faire évoluer les outils en fonction des réalités

Les échanges ont rappelé que plusieurs outils fiscaux sont à la disposition des communes. Il appartient désormais aux tāvana, en lien avec les ministres concernés, de poursuivre le travail sur les évolutions réglementaires nécessaires afin que ces outils correspondent au mieux aux réalités des territoires et permettent aux communes de faire bon usage de leur fiscalité.

La fiscalité apparaît ainsi comme l’un des chantiers importants de la nouvelle mandature. Le président du SPCPF a appelé les tāvana à s’en saisir collectivement, en confrontant les réalités de leurs communes pour réfléchir plus largement à l’avenir des ressources du monde communal. 

Finances : préserver la capacité d’investissement des communes

Si l’enveloppe du Fonds intercommunal de péréquation (FIP) évolue, l’inflation réduit dans le même temps la capacité réelle d’investissement : avec une même somme, les communes peuvent aujourd’hui réaliser moins de projets ou d’équipements qu’il y a quelques années.

Cette situation pourrait peser sur les projets de la nouvelle mandature. Dans ce contexte, Yvonnick Raffin, vice-président du SPCPF en charge des finances et de la fiscalité, a proposé aux tāvana de solliciter une dotation non affectée (DNA) exceptionnelle, au regard des réserves disponibles.

Article 43-2 : accompagner la mise en œuvre

Sur l’article 43-2, l’État a rappelé sa volonté d’adopter une démarche pédagogique, afin d’accompagner les communes dans l’utilisation de cet outil, notamment pour sécuriser juridiquement des interventions qui existaient déjà.

Le Pays a, de son côté, rappelé qu’il accompagnerait les communes lorsque cela est possible, mais que le dispositif ne crée pas d’obligation pour le Pays d’y donner suite. De même, les communes disposent de cette possibilité sans être obligées d’y recourir.

Pour le SPCPF, l’adoption du texte constitue le début d’une nouvelle étape : celle de sa mise en œuvre. Celle-ci devra se construire progressivement, en maintenant un dialogue permanent entre les communes, le Pays et l’État et en faisant remonter les difficultés rencontrées sur le terrain. 

Déchets : une seconde étude pour définir des solutions adaptées

Concernant le traitement des déchets, le Pays a rappelé l’engagement pris de se pencher sur la question d’une éventuelle reprise de la compétence.

Une première étude a été menée et son bilan confirme surtout la grande diversité des situations entre les communes et les archipels. Il ne pourra donc pas y avoir de réponse unique : les solutions devront être adaptées aux réalités des territoires.

Une seconde étude doit désormais approfondir les différents scénarios. Ses premiers résultats sont attendus fin 2026-début 2027, pour une finalisation envisagée fin 2027.

Dans l’intervalle, les communes continueront d’exercer cette compétence dans le cadre actuel. Les services du Pays, notamment la DIREN et la DDC, poursuivront parallèlement leur travail avec les tāvana et le SPCPF. Le président du SPCPF a confirmé en clôture que le Syndicat, les communes et les archipels prendraient toute leur part à la poursuite de ces travaux. 

Les élus fixent les priorités de la mandature

Avant la clôture du séminaire, la restitution des ateliers a permis de faire émerger les principales attentes des élus pour chacun des départements du SPCPF.

Mission administrative et financière (MAAF) : les élus attendent en priorité un accompagnement en matière de gestion financière et budgétaire, de montage et de financement des projets, mais aussi de rédaction des actes et de sécurisation juridique.

Restauration communale : les attentes portent principalement sur le développement des produits locaux et de l’autonomie alimentaire, la qualité des repas, l’éducation alimentaire et la montée en compétences des personnels.

Eau potable : les communes souhaitent renforcer l’accompagnement technique et financier de leurs projets, la sécurisation des réserves ainsi que la qualité et la potabilisation de l’eau. 

Numérique : les priorités concernent l’amélioration de la couverture du territoire, la dématérialisation des services, l’intelligence artificielle ainsi que la formation et l’accompagnement au numérique. 

Promotion institutionnelle : les élus souhaitent que le SPCPF continue à porter les grands enjeux du monde communal, notamment la fiscalité et les finances, la gestion des déchets, la sécurité publique, ainsi que les questions liées au climat, à l’environnement et au littoral. 

Formation des élus : les attentes portent sur des formations davantage délocalisées et accessibles, des sessions associant élus et agents, ainsi que des formations plus longues permettant d’approfondir les sujets. 

Ces remontées permettront désormais d’orienter l’action des départements du SPCPF au cours de la mandature, avec notamment le développement de la nouvelle mission administrative et financière.

👉 Retrouvez l’ensemble des supports du séminaire : https://www.spc.pf/seminaire-accueil-2026

« Le terrain doit rester notre boussole »

En clôture, Simplicio Lissant, président du SPCPF, a rappelé que ces trois journées n’avaient pas vocation à régler tous les sujets, mais à savoir où en est le monde communal, mettre les sujets sur la table et commencer à construire la suite. 

Il a insisté sur la proximité et l’écoute comme principes de cette nouvelle mandature. Les communes et les archipels ont des réalités, des moyens et des priorités différents : le rôle du SPCPF est de leur permettre de s’exprimer, de confronter leurs expériences et de faire émerger ce qu’ils souhaitent porter ensemble. 

Le président a également appelé à maintenir avec le Pays et l’État une méthode de travail simple : « parler vrai, nous respecter et chercher des solutions », y compris lorsque des désaccords existent. Avec une exigence rappelée aux élus comme aux partenaires : les populations attendent avant tout de l’action et des résultats. 

Le SPCPF poursuivra désormais les travaux engagés à Paea avec les élus, ses différents départements et ses partenaires institutionnels, avec un engagement formulé par son président : faire en sorte qu’aucune commune n’ait à avancer seule lorsqu’elle a besoin du collectif. 

« Quand les communes avancent ensemble, c’est tout le Pays qui avance en même temps. »
Simplicio Lissant (Discours de cloture du Président du SPCPF)

 

Lien vers tous les supports : https://www.spc.pf/seminaire-accueil-2026

 

Contact presse
Mildred Richerd
Directrice de la communication – SPCPF
87 21 00 48

 

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